Le CBG : Tout Savoir sur la Molécule Mère du Chanvre

Le cannabinoïde méconnu qui pourrait révolutionner le bien-être naturel

On parle beaucoup du CBD. Depuis quelques années, c’est la star du chanvre. Mais il existe un autre cannabinoïde fascinant, encore méconnu du grand public, qui commence à intriguer les chercheurs du monde entier : le CBG, ou cannabigérol.

Surnommé « la molécule mère » parce qu’il est à l’origine de tous les autres cannabinoïdes, le CBG possède des propriétés uniques qui le distinguent nettement du CBD. Certaines études suggèrent même qu’il pourrait être plus puissant sur certains aspects.

Les chercheurs multiplient les études. Et les premiers utilisateurs rapportent des bienfaits remarquables, notamment sur l’anxiété, les douleurs inflammatoires et les troubles digestifs.

Dans cet article complet, on vous explique tout sur le CBG : ce que c’est exactement, comment il agit dans votre corps, ses bienfaits potentiels documentés par la science, comment il se compare au CBD, et pourquoi cette molécule rare mérite qu’on s’y intéresse sérieusement.


Qu’est-ce que le CBG exactement ?

Un cannabinoïde comme les autres… mais pas tout à fait

Le CBG (cannabigérol) est l’un des plus de 120 cannabinoïdes naturellement présents dans la plante de chanvre et de cannabis. Comme le CBD et contrairement au THC, le CBG n’a aucun effet psychotrope. Il ne vous fera pas planer, ne modifiera pas votre conscience, ne créera aucune dépendance.

Le CBG a été découvert dans les années 1960, mais pendant des décennies, il est resté dans l’ombre, peu étudié, peu connu.

La « molécule mère » : un rôle unique dans la plante

Voici ce qui rend le CBG vraiment spécial : c’est le précurseur biochimique de presque tous les autres cannabinoïdes.

Dans les jeunes plants de chanvre, on ne trouve pas directement du CBD, du THC ou du CBC. On trouve leur « ancêtre commun » : le CBGA (acide cannabigérolique), la forme acide du CBG.

Au cours de la maturation de la plante, le CBGA se transforme sous l’action d’enzymes spécifiques en trois « branches » principales :

  • THCA (qui deviendra THC après décarboxylation par la chaleur)
  • CBDA (qui deviendra CBD)
  • CBCA (qui deviendra CBC)

C’est comme un tronc d’arbre qui se divise en plusieurs grosses branches. Le CBG, c’est le tronc. Tous les autres cannabinoïdes en dérivent.


Comment le CBG agit dans votre corps

Le système endocannabinoïde : le rappel essentiel

Comme tous les cannabinoïdes, le CBG interagit avec votre système endocannabinoïde (SEC). Pour rappel rapide, le SEC est un réseau de récepteurs présents partout dans votre corps (cerveau, système nerveux, organes, tissus, système immunitaire) qui régule :

  • L’humeur et les émotions
  • Le stress et l’anxiété
  • Le sommeil
  • La douleur et l’inflammation
  • L’appétit et la digestion
  • La mémoire
  • L’équilibre général (homéostasie)

Les deux récepteurs principaux sont :

  • CB1 : concentré dans le cerveau et le système nerveux
  • CB2 : présent dans le système immunitaire et les tissus

La différence cruciale entre CBG et CBD

Voici où ça devient intéressant. Le CBD et le CBG n’agissent pas de la même façon sur ces récepteurs.

Le CBD agit de manière indirecte. Il ne se lie pas directement aux récepteurs CB1 et CB2. Il module leur activité, influence d’autres récepteurs (sérotoninergiques, vanilloïdes…), et surtout il empêche la dégradation de vos propres endocannabinoïdes naturels. C’est un régulateur subtil.

Le CBG, lui, se lie directement aux récepteurs CB1 et CB2. C’est un agoniste partiel : il les active modérément, sans les sur-stimuler. Cette action directe explique pourquoi certaines personnes ressentent les effets du CBG plus rapidement et plus nettement que ceux du CBD.

Un « multi-ciblage » moléculaire unique

Ce qui rend le CBG particulièrement intéressant, c’est qu’il n’agit pas que sur les récepteurs cannabinoïdes. Il interagit avec une multitude de cibles biologiques :

Les récepteurs PPAR (récepteurs activés par les proliférateurs de peroxysomes) : impliqués dans le métabolisme des graisses, la sensibilité à l’insuline, l’inflammation. Le CBG pourrait avoir un rôle dans le syndrome métabolique et le diabète.

Les récepteurs alpha-2 adrénergiques : impliqués dans la régulation de la pression artérielle, la douleur, l’anxiété.

Les canaux TRP : impliqués dans la perception de la douleur, de la température, de l’inflammation.

L’inhibition de la recapture du GABA : le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du cerveau. En empêchant sa recapture, le CBG prolonge son action apaisante. Résultat : relaxation musculaire, réduction de l’anxiété.

Ce « multi-ciblage » fait du CBG un cannabinoïde potentiellement très polyvalent, capable d’agir sur des systèmes que le CBD touche moins directement.


Les bienfaits potentiels du CBG : ce que dit la science

Important avant de commencer : la recherche sur le CBG en est encore à ses débuts. Les études sont pour l’instant majoritairement précliniques (sur cellules en laboratoire ou sur animaux). Les études cliniques sur l’humain sont rares mais commencent à arriver. Ce qu’on présente ici, ce sont des pistes prometteuses, pas des certitudes absolues.

1. Action anti-inflammatoire et analgésique

Plusieurs études ont montré que le CBG possède de puissantes propriétés anti-inflammatoires.

Étude sur les maladies inflammatoires de l’intestin (2013, Université de Naples) : Sur des souris atteintes de colite (inflammation du côlon), le CBG a significativement réduit les marqueurs inflammatoires et atténué les symptômes. Les chercheurs ont observé une diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires.

Action sur la douleur : Le CBG agit sur les récepteurs impliqués dans la perception de la douleur. Plusieurs études préliminaires suggèrent un pouvoir analgésique considérable, potentiellement utile pour les douleurs musculaires, articulaires, neuropathiques.

Contrairement aux anti-inflammatoires classiques (AINS) qui peuvent avoir des effets secondaires digestifs et cardiovasculaires à long terme, le CBG offre une alternative naturelle bien tolérée.

2. Propriétés antibactériennes remarquables

C’est l’un des domaines les plus prometteurs pour le CBG.

Étude italo-britannique (2008) : Le CBG s’est révélé efficace contre plusieurs souches de bactéries, y compris le SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline), une bactérie multirésistante qui pose de gros problèmes en milieu hospitalier.

Étude récente sur les bactéries à Gram négatif : En combinant le CBG avec un antibiotique classique (polymyxin-B), les chercheurs ont réussi à stopper la croissance de bactéries très dangereuses et résistantes : Pseudomonas aeruginosa (bacille pyocyanique), Klebsiella pneumoniae, Acinetobacter baumannii.

Ces bactéries multirésistantes (BMR) sont une menace sanitaire majeure. Les antibiotiques classiques ne fonctionnent plus. Le CBG pourrait représenter une piste thérapeutique naturelle fascinante.

Le CBG a également montré des propriétés antifongiques (contre les champignons pathogènes).

3. Effets neuroprotecteurs

Le CBG protège les neurones. Plusieurs études l’ont démontré.

Étude espagnole (2015) sur la maladie de Huntington : Cette maladie neurodégénérative grave provoque la mort progressive des neurones. Sur des modèles murins (souris), le CBG a agi comme un neuroprotecteur très actif. Il a amélioré les déficits moteurs, protégé les neurones de la toxicité, réduit l’inflammation cérébrale.

Le CBG agit comme un antioxydant dans le cerveau, combattant le stress oxydatif qui endommage les cellules nerveuses.

Les chercheurs étudient maintenant son potentiel pour d’autres maladies neurodégénératives : Parkinson, Alzheimer, sclérose en plaques. Les premiers résultats sont encourageants mais il faut encore beaucoup de recherches.

4. Réduction du stress et de l’anxiété

Deux études récentes sur l’humain ont exploré les effets du CBG sur la santé mentale.

Étude (2022) sur 127 utilisateurs réguliers de CBG : Plus de la moitié (51%) ont rapporté une action anxiolytique nette, avec amélioration de la qualité du sommeil et réduction des symptômes dépressifs.

Essai clinique en double aveugle contre placebo (2024) : Sur 2 semaines, avec 34 participants :

  • Réduction du stress de 14% par rapport au placebo
  • Amélioration de la mémoire verbale de 8%
  • Aucun effet secondaire grave rapporté

L’effet anxiolytique du CBG s’expliquerait par son action sur le GABA (effet relaxant) et sur certains récepteurs sérotoninergiques impliqués dans l’humeur.

Beaucoup d’utilisateurs décrivent le CBG comme plus « clair » que le CBD : il apaise sans alourdir, détend sans somnolence excessive. Idéal pour la journée.

5. Stimulation de l’appétit

Contrairement au CBD qui tend à réguler l’appétit, le CBG semble le stimuler.

Étude britannique (2016, Université de Reading) : Des rats ayant reçu du CBG ont doublé leur prise alimentaire. Ils mangeaient plus souvent et en plus grande quantité.

Ce pourrait être utile pour les personnes souffrant de perte d’appétit due à la maladie, à la chimiothérapie, à l’anorexie, ou simplement à un appétit insuffisant chez les personnes âgées.

6. Troubles de la vessie et système urinaire

Étude italienne (2015) : Le CBG réduirait les contractions de la vessie et pourrait aider à résoudre des problèmes urinaires comme l’hyperactivité vésicale.

C’est une piste intéressante pour les personnes souffrant d’incontinence ou de troubles urinaires chroniques.

7. Glaucome et pression intraoculaire

Dès les années 1970, des chercheurs ont exploré le rôle des cannabinoïdes sur la pression intraoculaire.

Études sur le glaucome : Le CBG a montré un impact positif sur la réduction de la pression intraoculaire, notamment chez le chat. Le glaucome, causé par une pression trop élevée dans l’œil, peut mener à la cécité. Le CBG pourrait représenter une approche naturelle complémentaire.

8. Potentiel anticancéreux (recherche préliminaire)

Attention, on est là dans la recherche très préliminaire. Pas de conclusions hâtives.

Études in vitro et sur animaux : Le CBG a montré une capacité à inhiber la croissance de certaines cellules cancéreuses, notamment du cancer du côlon. Sur des modèles murins, il a réduit la taille des tumeurs.

Le mécanisme exact n’est pas encore clair, mais le CBG semble interférer avec les processus de multiplication cellulaire anarchique caractéristiques du cancer.

Il faut être très prudent : ce qui fonctionne sur des cellules en boîte de Pétri ou sur des souris ne fonctionne pas forcément chez l’humain. Mais la piste mérite d’être explorée.

9. Bienfaits pour la peau

Le CBG a récemment été intégré au Cosing, la base de données officielle des ingrédients cosmétiques de l’Union Européenne. C’est une reconnaissance de son potentiel en cosmétique.

Étude scientifique sur l’acné : Le CBG pourrait réguler les processus de la peau impliqués dans l’acné. Il agirait à la fois en traitement et en prévention, avec un impact positif sur l’apparence globale de la peau.

Ses propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes en font un candidat idéal pour les soins cutanés : acné, eczéma, psoriasis, vieillissement cutané.

10. Syndrome métabolique et diabète

Études récentes : Le CBG modulerait les récepteurs PPAR impliqués dans le métabolisme des graisses et la sensibilité à l’insuline. Il pourrait améliorer l’adipogenèse (formation saine du tissu adipeux) et la régulation de la glycémie.

C’est une piste pour le traitement du syndrome métabolique, du prédiabète, du diabète de type 2.


CBG vs CBD : quelles différences ?

Beaucoup de gens se demandent : « Dois-je prendre du CBD ou du CBG ? » Comparons.

Les points communs

  • Non psychotropes : Ni l’un ni l’autre ne fait planer
  • Légaux : Tous deux sont légaux en France et en Europe
  • Sans dépendance : Aucun risque d’accoutumance ou d’abus
  • Anti-inflammatoires : Les deux réduisent l’inflammation
  • Anxiolytiques : Les deux apaisent le stress et l’anxiété
  • Bien tolérés : Peu d’effets secondaires, généralement bénins

Les différences importantes

Concentration dans la plante :

  • CBD : 15-25% dans les variétés classiques
  • CBG : 0,5-1% (jusqu’à 20% dans les variétés spéciales)

Mode d’action :

  • CBD : agit indirectement, modulation subtile
  • CBG : se lie directement aux récepteurs CB1 et CB2

Profil d’effets :

  • CBD : plus « enveloppant », relaxant profond, favorise le sommeil
  • CBG : plus « clair », alerte apaisé, moins sédatif

Propriétés spécifiques au CBG :

  • Antibactérien puissant (même contre les BMR)
  • Stimulation de l’appétit
  • Action sur la vessie
  • Potentiel anticancéreux (préliminaire)

Propriétés plus marquées pour le CBD :

  • Effet sur l’épilepsie (bien documenté)
  • Anxiété sévère et trouble panique
  • Troubles du sommeil profonds

Peuvent-ils se combiner ?

Oui, absolument. Et c’est même recommandé.

Le CBD et le CBG travaillent en synergie. Ils renforcent mutuellement leurs effets. C’est l’effet d’entourage qu’on connaît bien.

Une huile qui combine CBD + CBG offre :

  • L’action apaisante profonde du CBD
  • La clarté mentale et l’effet antibactérien du CBG
  • Une action anti-inflammatoire renforcée
  • Un équilibre entre détente et vigilance

Chez L’Or des Chanvriers, nos huiles « Articulations et muscles » au CBG, CBD et terpènes combinent précisément ces deux cannabinoïdes pour une action complète et harmonieuse.


Comment utiliser le CBG ?

Les formes disponibles

Huile sublinguale de CBG : La forme la plus courante et la plus efficace. Quelques gouttes sous la langue, 60-90 secondes, puis avaler. Biodisponibilité optimale, effets en 15-20 minutes.

Fleurs riches en CBG : Pour vaporisation ou infusion.

Huile combinée CBD + CBG : Le meilleur des deux mondes. L’effet d’entourage maximal.

Cosmétiques au CBG : Crèmes, baumes, sérums pour la peau. Combiner nos huiles végétales et huiles de CBG ( voir article DIY)

Quand prendre du CBG ?

Le matin : Beaucoup de gens préfèrent le CBG le matin. Il apaise sans alourdir, réduit l’anxiété sans provoquer de somnolence. Parfait pour démarrer la journée sereinement mais alerte.

L’après-midi : Pour gérer le stress sans impacter la productivité.

Le soir : Oui aussi, mais combiné avec du CBD pour favoriser un endormissement naturel. Car peut provoquer une stimulation chez certaines personnes.


Pourquoi nos huiles CBG sont exceptionnelles

Chez L’Or des Chanvriers, on ne se contente pas de diluer de la poudre de CBG dans de l’huile. On cultive des fleurs naturellement riches en CBG.

Culture sur sol vivant

Nos fleurs de CBG poussent dans le même sol vivant que nos fleurs CBD. En pleine terre, sous le soleil catalan, nourries par un écosystème riche en micro-organismes.

Ce sol vivant produit des plantes équilibrées, riches non seulement en CBG mais aussi en terpènes et en autres cannabinoïdes mineurs (CBC, CBN…).

Variétés sélectionnées

On cultive des variétés génétiquement riches en CBG, sélectionnées pour leur profil terpénique exceptionnel. Le CBG seul, c’est bien. Le CBG entouré de ses terpènes naturels, c’est incomparable.

Extraction douce

On extrait nos fleurs avec des méthodes douces qui préservent l’intégralité des cannabinoïdes et des terpènes. Pas de températures élevées qui détruiraient les molécules fragiles.

Analyses systématiques

Chaque lot est analysé en laboratoire indépendant. On vérifie le taux de CBG, de CBD, de THC (< 0,3%), l’absence de contaminants, et le profil terpénique complet.

L’effet d’entourage maximal

Nos huiles CBG contiennent :

  • Du CBG naturel
  • Du CBD naturel
  • Du CBN, CBC et autres cannabinoïdes mineurs
  • Tous les terpènes de nos fleurs (myrcène, limonène, linalol, caryophyllène…)

C’est l’effet d’entourage maximal. Le CBG n’agit pas seul : il est soutenu, modulé, amplifié par toute la richesse naturelle de la plante.


L’avenir du CBG : une molécule à suivre de près

La recherche sur le CBG s’accélère. De plus en plus d’études cliniques sur l’humain sont en cours. Les applications potentielles sont vastes : santé mentale, maladies inflammatoires, infections bactériennes résistantes, troubles neurodégénératifs, cancer…

Le CBG pourrait bien devenir dans les années à venir aussi populaire que le CBD l’est aujourd’hui. Avec des applications spécifiques où il surpasse le CBD.

Vous êtes peut-être en train de découvrir aujourd’hui le cannabinoïde qui fera parler de lui demain.


En conclusion : le CBG, discret mais puissant

Le CBG est la molécule mère. Celle dont tous les autres cannabinoïdes dérivent. Longtemps restée dans l’ombre, elle révèle aujourd’hui un potentiel thérapeutique majeur.

Action directe sur les récepteurs cannabinoïdes. Propriétés antibactériennes remarquables. Effet neuroprotecteur. Réduction de l’anxiété sans somnolence. Anti-inflammatoire puissant. Stimulation de l’appétit. Et probablement bien d’autres bienfaits qu’on découvrira dans les années à venir.

Le CBG ne remplace pas le CBD. Ils sont complémentaires. Ensemble, ils offrent une palette d’action plus large, plus complète, plus harmonieuse.

Si vous cherchez :

  • Un apaisement sans somnolence pour la journée
  • Une action anti-inflammatoire puissante
  • Un soutien digestif et intestinal
  • Une protection antibactérienne naturelle
  • Un effet « clair » qui détend sans alourdir

Le CBG est fait pour vous.

Chez L’Or des Chanvriers, on cultive du CBG avec la même passion, le même respect du vivant, la même exigence de qualité que pour nos fleurs CBD. Parce que cette molécule rare mérite ce qu’il y a de mieux : un sol vivant, du soleil généreux, et l’attention patiente de vrais paysans.

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