Le Chanvre et les Hommes : Une histoire de 8000 ans

Une culture millénaire, diabolisée puis oubliée, qui revient en force pour sauver nos sols, séquestrer du carbone et construire l’avenir.

Il y a une plante extraordinaire qui a accompagné l’humanité pendant plus de 8000 ans. Une plante qui a habillé les paysans, propulsé les plus grands navires, fabriqué les premiers papiers, nourri des générations entières. Une plante tellement essentielle qu’on pouvait payer ses impôts avec elle au Moyen Âge. Une plante pour laquelle des empires se sont fait la guerre.

Cette plante, c’est le chanvre. Cannabis Sativa de son nom latin.

Et puis, en à peine un siècle, elle a presque disparu. Diabolisée, interdite, oubliée. Des dizaines de milliers d’hectares cultivés en France au XIXe siècle… réduits à quelques centaines dans les années 60.

Mais voilà qu’elle revient. Portée par l’urgence climatique, la nécessité de régénérer nos sols épuisés, et la recherche d’alternatives durables au pétrole et au béton. Le chanvre renaît. Et avec lui, l’espoir d’une agriculture vraiment écologique, d’une construction véritablement durable, d’une économie locale et résiliente.

Dans cet article, on vous raconte l’histoire fascinante du chanvre en France et en Europe. Ses mille usages d’hier et d’aujourd’hui. Son pouvoir extraordinaire de séquestration du carbone. Et pourquoi cette plante pourrait bien être l’une des clés de notre avenir.


Une histoire de 8000 ans : le chanvre, compagnon de l’humanité

Les origines : une des premières plantes domestiquées

Le chanvre fait partie des toutes premières plantes domestiquées par l’homme. On a retrouvé des traces de son utilisation en Chine datant de 8000 ans avant J.-C. Dès cette époque lointaine, nos ancêtres avaient compris que cette plante était exceptionnelle.

Ses fibres étaient incroyablement solides. Ses graines, riches en huile et en protéines, nourrissaient. Sa résine avait des propriétés médicinales remarquables. Le chanvre répondait à trois besoins fondamentaux : se vêtir, se nourrir, se soigner.

En 600 avant J.-C., les Chinois confectionnaient déjà des vêtements en fibre de chanvre. Au XIe siècle, ce sont les Arabes qui développent la fabrication de papier à partir de chanvre en Europe. Le premier papier, les premières Bible imprimées par Gutenberg… c’était du chanvre.

L’âge d’or en Europe : du Moyen Âge au XVIIIe siècle

En Europe, et particulièrement en France, le chanvre devient stratégique au Moyen Âge. L’empereur Charlemagne encourage fortement sa culture. Pourquoi ? Parce que le chanvre, c’est la richesse, la prospérité, l’indépendance.

Les paysans payaient leurs impôts en chanvre. C’était une monnaie d’échange, une garantie de valeur.

Les vêtements des classes populaires étaient en chanvre. Plus rustique que le lin, moins cher que la laine, bien plus accessible que la soie réservée aux élites. Chemises, pantalons, draps, sacs, toile de tente… tout était en chanvre.

La marine à voile dépendait entièrement du chanvre. Un navire de taille moyenne portait entre 10 et 20 tonnes de cordages en chanvre et entre 5 et 10 tonnes de voiles… qu’il fallait renouveler régulièrement. Le chanvre était reconnu pour sa résistance exceptionnelle à l’humidité et à l’eau salée.

Au XVIIe siècle, Colbert fait construire la Corderie Royale de Rochefort, un bâtiment de près de 200 mètres de long, pour fabriquer en France les énormes cordages des navires de guerre. Certaines cordes dépassaient 20 cm de diamètre. Une corde de chanvre de 12mm peut supporter 1100 kg.

Le chanvre devient un enjeu géopolitique majeur. Les guerres maritimes entre la France, l’Angleterre et l’Espagne sont en partie des guerres pour le contrôle des approvisionnements en chanvre. Napoléon envahit la Russie en partie à cause du blocus continental qui empêchait d’accéder au chanvre russe. L’Angleterre pousse le Tsar à se désolidariser de Napoléon pour les mêmes raisons.

L’apogée : 176 000 hectares en France

En 1840, la France cultive 176 000 hectares de chanvre. C’est colossal. Le chanvre est partout : dans les champs, dans les ateliers, dans les maisons, sur les navires, dans les corderies, dans les filatures.

Chaque région a ses variétés locales, ses techniques de rouissage (macération dans l’eau pour séparer les fibres), ses tours de séchage dont on retrouve encore les vestiges dans nos campagnes. Le chanvre fait vivre des centaines de milliers de personnes.


Le déclin brutal : comment le chanvre a failli disparaître

Les raisons d’un effondrement

Et puis tout s’effondre en à peine un siècle. En 1960, il ne reste que 700 hectares de chanvre cultivés en France. Qu’est-ce qui s’est passé ?

L’arrivée du coton – À l’époque coloniale, le coton cultivé dans d’immenses plantations américaines et asiatiques arrive massivement en Europe. Il est plus doux que le chanvre, plus fin, et surtout : moins cher grâce à l’exploitation esclavagiste puis coloniale. Le chanvre perd son marché textile.

La machine à vapeur – Les voiliers disparaissent, remplacés par les bateaux à vapeur puis à moteur. Plus besoin de voiles. Plus besoin de cordages en quantité industrielle. Le marché de la marine s’effondre.

Le nylon – En 1935, Dupont de Nemours invente le nylon. Cette fibre synthétique est imputrescible, élastique, ne prend pas l’eau, ne sent pas. Elle remplace le chanvre dans les cordages, les fils de couture, les textiles techniques. Le coup de grâce.

La prohibition du cannabis – En 1937, les États-Unis votent le « Marijuana Tax Act » qui interdit la culture du cannabis, sans distinction entre chanvre industriel et cannabis psychotrope. Cette prohibition s’étend progressivement à l’Europe. Le chanvre devient suspect, associé à la drogue, diabolisé.

En France, malgré tout, quelques irréductibles continuent. Grâce à eux, le savoir-faire ne disparaît pas totalement.

Pendant ce temps, les sols s’épuisent

L’agriculture se « modernise ». Labours profonds, monocultures intensives, engrais chimiques, pesticides. Ça produit beaucoup à court terme. Mais les sols s’appauvrissent, se compactent, s’érodent. La biodiversité s’effondre. Les nappes phréatiques se polluent.

Le coton, qui remplace le chanvre, est une catastrophe écologique. Il nécessite des quantités d’eau colossales (10 fois plus que le chanvre), des pesticides en masse, épuise les sols. La mer d’Aral en Asie centrale a pratiquement disparu à cause de la culture intensive du coton.

Les fibres synthétiques, issues du pétrole, polluent gravement. Leur fabrication émet du CO2, elles ne se dégradent pas, finissent en microplastiques dans les océans.

Pendant un siècle, on a remplacé une plante sobre, locale, écologique, polyvalente… par du coton importé gourmand en eau, des fibres pétrochimiques polluantes, et du béton qui émet 8% du CO2 mondial.


La renaissance : les années 1970-2020

Le réveil écologique

Dans les années 1960-1970, quelque chose change. La conscience écologique émerge. On commence à réaliser les dégâts de l’agriculture intensive. Et on se souvient du chanvre.

En France, l’INRA et la Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre (FNPC) lancent un programme de sélection variétale. L’objectif : créer des variétés de chanvre à très faible teneur en THC (la molécule psychotrope).

Ça marche. On arrive à des taux de THC inférieurs à 0,2%, aujourd’hui 0,3%. Le chanvre industriel est officiellement différencié du cannabis récréatif.

Dans les années 1990, l’Union Européenne lève l’interdiction de cultiver du chanvre. La France redevient progressivement le premier producteur européen. En 2023, environ 20 000 hectares sont cultivés en France, soit 40% des surfaces européennes.

C’est loin des 176 000 hectares de 1840, mais c’est une vraie renaissance. Et ça continue de croître.

De nouveaux débouchés explosent

Ce qui change, c’est que le chanvre ne revient pas pour les mêmes usages qu’avant. On ne fait plus de cordages de marine. On fait mieux.

La construction écologique – Le béton de chanvre (chènevotte mélangée à de la chaux) devient un matériau de construction extraordinaire. Isolant thermique et phonique exceptionnel, régulateur d’humidité naturel, sain, durable, et surtout : il stocke du CO2 au lieu d’en émettre. Des maisons entières sont construites en chanvre.

L’isolation biosourcée – Les panneaux de fibres de chanvre remplacent la laine de verre et la laine de roche. Plus sains, plus écologiques, tout aussi performants. Tous les véhicules Peugeot intègrent aujourd’hui du chanvre dans leurs portières et tableaux de bord pour la légèreté et la rigidité.

L’alimentation – Les graines de chanvre (le chènevis) sont redécouvertes pour leurs qualités nutritionnelles exceptionnelles. Riches en protéines complètes, en oméga-3 et oméga-6 dans un ratio idéal (4/1, proche du ratio parfait de 3/1), elles sont parfaites pour les régimes végétariens et végans.

La papeterie – Le chanvre produit une cellulose de qualité supérieure. Avant 1883, plus de 70% du papier était à base de chanvre. Aujourd’hui, on le retrouve dans les papiers spéciaux, les billets de banque.

Les textiles techniques – Le chanvre revient dans le textile. Des marques comme Lacoste investissent dans la recherche pour recréer une filière textile chanvre en France.

Les cosmétiques – L’huile de chanvre, riche en oméga-3 et très nourrissante, est utilisée dans les cosmétiques naturels.

Et le CBD – Depuis les années 2010-2020, l’explosion du marché du CBD (cannabidiol) offre un nouveau débouché majeur pour les producteurs de chanvre.


Les super-pouvoirs du chanvre : pourquoi c’est une plante miracle

1. Une culture ultra-sobre et résiliente

Très peu d’eau – Le chanvre a besoin de 10 fois moins d’eau que le coton. Ses racines pivotantes descendent profondément (jusqu’à 3-6 mètres) chercher l’humidité. Même en été sec, il tient.

Aucun engrais chimique nécessaire – Avec ses racines puissantes, le chanvre va chercher les nutriments en profondeur. Il n’a pas besoin d’apports massifs d’engrais. Et en plus, ses feuilles qui tombent enrichissent naturellement le sol.

Croissance ultra-rapide – Le chanvre peut atteindre 3 à 5 mètres de haut en 4 mois. Cette croissance fulgurante en fait une culture extrêmement productive.

Résistant et adaptable – Le chanvre pousse sous tous les climats tempérés. Du nord de l’Europe au sud de la France. Il supporte le froid comme la chaleur.

2. Un champion de la régénération des sols

Le chanvre ne se contente pas de pousser sans abîmer les sols. Il les améliore activement.

Des racines qui structurent – Le système racinaire profond et ramifié du chanvre crée des galeries dans le sol. Quand la plante meurt, ces racines se décomposent et laissent des canaux qui aèrent le sol, facilitent l’infiltration de l’eau, permettent aux racines des cultures suivantes de descendre plus profondément.

Une culture de rotation idéale – Le chanvre est excellent en rotation. Il prépare le sol pour les cultures suivantes. Après du chanvre, les rendements en céréales sont souvent supérieurs de 10 à 20%.

Dépollution des sols – Le chanvre est une plante hyper-accumulatrice. Il peut absorber les métaux lourds présents dans les sols pollués (plomb, cadmium, mercure…). Après Tchernobyl, du chanvre a été planté pour dépolluer les sols contaminés. Ça fonctionne. Évidemment, ce chanvre ne doit pas être utilisé pour l’alimentation ou le CBD, mais il assainit les sols.

3. Le pouvoir extraordinaire de séquestration du carbone

C’est ici que le chanvre devient vraiment magique. Il capture énormément de CO2.

Une absorption record – Un hectare de chanvre absorbe entre 15 et 22 tonnes de CO2 en seulement 4 mois de croissance. Pour comparaison, un hectare de forêt tempérée absorbe environ 2 à 5 tonnes de CO2 par an.

Oui, vous avez bien lu : en 4 mois, le chanvre fait le travail de plusieurs années de forêt.

Un cycle rapide = une efficacité multipliée – Le chanvre est une plante annuelle. On peut en faire une, parfois deux récoltes par an. Sur 50 ans et pour une même surface, le chanvre va séquestrer beaucoup plus de carbone qu’une forêt, parce que le cycle de renouvellement est bien plus rapide.

Les arbres mettent des décennies à atteindre leur pic d’absorption de CO2. Le chanvre, c’est 4 mois. Et on recommence l’année suivante.

Un stockage durable dans les matériaux – Et voici le génie du système : le carbone capté par le chanvre peut être stocké durablement si on l’utilise dans des matériaux de construction.

Une maison isolée en chanvre, construite en béton de chanvre, stocke plusieurs tonnes de CO2 pour des dizaines d’années, voire un siècle. Le CO2 capté par la plante ne retourne pas dans l’atmosphère : il reste emprisonné dans vos murs.

Un bilan carbone négatif – Le béton de chanvre a la particularité incroyable de stocker plus de CO2 qu’il n’en émet lors de sa production. C’est un matériau à bilan carbone négatif. Construire une maison en béton de chanvre, c’est retirer du CO2 de l’atmosphère.

Comparons : le béton classique émet 8% du CO2 mondial. Le béton de chanvre en capte. Le contraste est saisissant.

Le potentiel global est énorme – Si on généralisait la culture du chanvre et son utilisation dans la construction, on pourrait compenser une partie significative des émissions mondiales de CO2.

4. Une plante zéro déchet

Dans le chanvre, absolument tout est utilisable. Rien ne se perd.

La graine (chènevis) – Alimentation humaine et animale. Huile de chanvre pour la cuisine et les cosmétiques.

La fibre – Textiles, cordages, papier, panneaux isolants, renforts pour plastiques biosourcés, matériaux composites.

La chènevotte (la partie bois de la tige) – Béton de chanvre, isolation, litière animale, paillage horticole, combustible biomasse.

Les feuilles et fleurs – CBD, cosmétiques, eau florale, infusions.

Les racines – Enrichissement du sol.

Une seule culture, cinq produits valorisables. Aucune autre plante n’offre une telle polyvalence.


Le chanvre dans la construction : bâtir l’avenir en stockant du carbone

Le béton de chanvre : un matériau révolutionnaire

Le béton de chanvre, c’est un mélange de chènevotte (la partie bois broyée de la tige), de chaux et d’eau. Simple. Naturel. Extraordinaire.

Isolant thermique exceptionnel – Le béton de chanvre isole 6 fois mieux que le béton classique. Une maison en béton de chanvre consomme beaucoup moins d’énergie pour le chauffage et la climatisation.

Régulateur d’humidité naturel – Le chanvre respire. Il absorbe l’humidité excédentaire et la relâche quand l’air est sec. Résultat : une maison saine, sans moisissures, sans condensation, avec une qualité d’air intérieur exceptionnelle.

Inertie thermique – Le béton de chanvre accumule la chaleur le jour et la restitue la nuit. Confort thermique optimal sans système de climatisation.

Très performant phoniquement – Excellente isolation acoustique.

Durable et résistant – Une maison en béton de chanvre peut durer plusieurs siècles. C’est prouvé : on a des bâtiments en chanvre du Moyen Âge qui tiennent encore parfaitement.

Sain – Aucun composé organique volatil (COV), aucun produit toxique. Idéal pour les personnes sensibles, allergiques, asthmatiques.

Et surtout : il stocke du CO2 – Une maison de 100 m² en béton de chanvre peut stocker plusieurs tonnes de CO2. Au lieu de contribuer au réchauffement climatique, elle le combat activement.

Les panneaux isolants de chanvre

Alternative parfaite aux laines minérales (laine de verre, laine de roche), les panneaux de fibres de chanvre offrent :

  • Une isolation thermique comparable
  • Une meilleure régulation d’humidité
  • Aucun risque pour la santé (pas de fibres irritantes)
  • Un bilan carbone positif
  • Une fin de vie non polluante (compostable)

Mercedes, Peugeot, BMW utilisent du chanvre dans leurs véhicules pour alléger les portières et tableaux de bord. C’est plus léger que les plastiques, aussi rigide, et l’empreinte carbone est incomparable.


La France, championne européenne du chanvre

Les chiffres

Aujourd’hui, la France c’est :

  • Premier producteur européen avec environ 20 000 hectares (40% des surfaces européennes)
  • Deuxième producteur mondial derrière la Chine
  • Un savoir-faire unique préservé depuis des siècles
  • Une filière structurée avec InterChanvre qui regroupe producteurs, transformateurs, chercheurs

La Champagne-Ardenne est la première région productrice. Mais le chanvre se cultive partout en France : Bretagne, Pays de la Loire, Occitanie…

Les variétés françaises

Grâce au travail de sélection de l’INRA et de la FNPC, la France possède aujourd’hui une vingtaine de variétés de chanvre inscrites au catalogue officiel, toutes à très faible teneur en THC (< 0,3%).

Ces variétés sont adaptées à différents usages : certaines pour la fibre, d’autres pour la graine, d’autres encore pour les fleurs riches en CBD. C’est un patrimoine génétique précieux.

Un renouveau porté par l’écologie

Le renouveau du chanvre en France est porté par trois moteurs :

La construction écologique – De plus en plus de particuliers, architectes, promoteurs choisissent le béton de chanvre et les isolants biosourcés. La nouvelle réglementation environnementale RE2020 favorise les matériaux à faible empreinte carbone.

L’agriculture régénérative – Des agriculteurs se tournent vers le chanvre pour régénérer leurs sols épuisés par des décennies d’agriculture intensive. Le chanvre casse le cycle des monocultures.

Le marché du CBD – L’explosion de la demande en CBD offre un débouché intéressant pour les producteurs. Chez L’Or des Chanvriers, c’est notre cœur de métier.


Chez L’Or des Chanvriers : cultiver le chanvre avec passion

Notre engagement

Chez L’Or des Chanvriers, on cultive le chanvre en Occitanie depuis nos débuts. Pas par effet de mode. Par conviction profonde.

On croit que le chanvre est une des clés de la transition écologique. Que cultiver cette plante, c’est participer à quelque chose de plus grand : la régénération de nos sols, la séquestration du carbone, la production de matières premières saines et locales.

Nos fleurs de chanvre, cultivées sur sol vivant, sous le soleil catalan, sont le fruit de cette philosophie. Elles sont exceptionnellement riches en CBD et en terpènes parce qu’elles poussent dans un écosystème riche, équilibré, vivant.

Cultiver du chanvre, c’est cultiver la vie. C’est construire la fertilité. C’est agir concrètement pour le climat.


En conclusion : le chanvre, de l’oubli à l’espoir

Le chanvre a traversé 8000 ans d’histoire humaine. Il nous a habillés, nourris, soignés, transportés. Il a été essentiel pendant des millénaires.

Puis on l’a oublié, diabolisé, remplacé par du coton gourmand en eau, des fibres pétrochimiques polluantes, du béton qui cuit la planète.

Pendant un siècle, on a fait fausse route.

Mais aujourd’hui, on redécouvre cette plante extraordinaire. On réalise qu’elle peut nous aider à affronter les défis du XXIe siècle : réchauffement climatique, épuisement des sols, crise agricole, dépendance au pétrole.

Le chanvre n’est pas une solution miracle qui réglera tout seule tous nos problèmes. Mais c’est une pièce majeure du puzzle. Une plante sobre, résiliente, polyvalente, qui régénère les sols, séquestre du carbone, produit des matériaux sains et durables.

Le chanvre, c’est l’alliance de la tradition millénaire et de l’innovation moderne. C’est la preuve qu’on peut produire mieux, construire mieux, vivre mieux, sans détruire.

En France, premier producteur européen, on a une responsabilité et une opportunité historique : montrer la voie, développer la filière, former les agriculteurs, les architectes, les artisans. Reconstruire un savoir-faire qu’on a failli perdre.

Chez L’Or des Chanvriers, on est fiers de participer à ce mouvement. Chaque fleur qu’on cultive, c’est un peu de carbone séquestré. Un peu de sol régénéré. Un peu d’avenir construit.

Bienvenue dans la renaissance du chanvre. Bienvenue dans l’agriculture de demain.

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